Les pâtes à pizza et à tarte industrielles dans le viseur : ce que révèle l’analyse du Dr Cohen

Découvrez les 4 pâtes à pizza et à tarte déconseillées par le Dr Jean-Michel Cohen, leurs alternatives plus saines et les astuces pour bien choisir en supermarché.
freepik.com

Dans son Guide d’achat pour bien manger, le nutritionniste Jean-Michel Cohen analyse les pâtes à pizza et à tarte les plus vendues en supermarché. Très pratiques, elles simplifient la vie de nombreux foyers. Pourtant, leur composition n’est pas toujours à la hauteur des attentes des consommateurs en matière de santé, de qualité ou même d’environnement.

Farines importées, graisses de mauvaise qualité, ajout de gluten, sucre inutile et additifs en quantité : derrière leur apparente simplicité, beaucoup de pâtes industrielles sont des produits ultra-transformés. C’est ce que dénonce le Dr Cohen dans son ouvrage, en identifiant quatre références particulièrement problématiques. Mais au-delà de cette liste noire, ce sont des conseils pratiques, des solutions alternatives et des informations clés qui permettent réellement au lecteur de mieux choisir, de mieux comprendre… et de mieux consommer.


Pourquoi certaines pâtes à pizza et à tarte sont à éviter ?

Beaucoup de consommateurs imaginent qu’une pâte industrielle se compose uniquement de farine, d’eau et d’une matière grasse. Or, dans de nombreux cas, la liste d’ingrédients s’étend à plus de 10 éléments, parfois difficiles à identifier. Certaines marques utilisent des graisses raffinées bon marché comme l’huile de palme ou des mélanges de matières grasses hydrogénées. Ces choix améliorent la texture, la conservation ou le coût de production, mais n’apportent rien de positif à l’alimentation.

De plus, certaines pâtes contiennent du gluten ajouté, ce qui améliore artificiellement la tenue et l’élasticité, tout en créant un produit plus dense et plus salé. L’ajout de sucre, parfois discret, sert à dorer la pâte ou à améliorer la texture, mais il est totalement inutile. Enfin, les farines importées voyagent parfois sur des milliers de kilomètres, ce qui interroge sur l’empreinte environnementale de produits pourtant considérés comme basiques.

Ce constat est d’autant plus important que ces pâtes occupent une place centrale dans l’alimentation familiale : pizzas maison, tartes salées, quiches, tartes aux fruits… La qualité des ingrédients conditionne donc celle du repas.


Les 4 pâtes à pizza et tarte pointées du doigt par le Dr Cohen

Le guide du nutritionniste identifie quatre références dont la composition pose problème.

La pâte à pizza fine et rectangulaire Herta, très populaire, est critiquée pour son utilisation d’huile de colza au détriment de l’huile d’olive, pour son ajout de gluten et pour sa teneur élevée en sel. Son apparente simplicité masque une recette moins qualitative que prévu.

La Tarte en Or feuilletée -30 % de matières grasses Herta attire les consommateurs soucieux de leur santé, mais l’allègement en gras se fait au prix d’une matière grasse de moins bonne qualité : de l’huile de palme. L’ajout de gluten et d’additifs montre que “light” ne signifie pas “mieux”.

La pâte feuilletée sans gluten Croustipâte repose essentiellement sur l’amidon et l’eau, au lieu d’une vraie farine, ce qui réduit sa valeur nutritionnelle. S’ajoutent de l’huile de palme, des arômes et de nombreux additifs destinés à compenser l’absence de gluten. Un produit “sans gluten” ne garantit pas une meilleure qualité, surtout pour les personnes non intolérantes.

Enfin, la pâte brisée Bio Monique Ranou démontre qu’un label bio n’est pas toujours synonyme de santé. Elle contient des matières grasses peu intéressantes, du sucre ajouté et une farine qui n’est pas française, ce qui pose la question de la cohérence écologique du produit, malgré son prix plus élevé.


Quelles pâtes choisir à la place ?

Pour les consommateurs qui souhaitent rester sur des pâtes industrielles, le Dr Cohen met en avant la pâte à pizza XXL fine et rectangulaire Croustipâte, mieux composée que la moyenne. Mais pour aller plus loin, il est possible de s’appuyer sur quelques critères simples pour repérer une pâte de meilleure qualité.

Une bonne pâte industrielle comporte entre trois et six ingrédients seulement : farine, matière grasse, eau, sel, éventuellement un peu de levain. La matière grasse doit idéalement être de l’huile d’olive ou du beurre. Il ne devrait pas y avoir de sucre ajouté, ni de gluten ajouté. La liste d’additifs doit être la plus courte possible, voire inexistante.

Certaines pâtes “pur beurre” au rayon frais, y compris des marques distributeurs premium, affichent une composition plus qualitative. D’autres marques artisanales ou semi-artisanales proposent des pâtes à pizza à l’huile d’olive avec peu d’ingrédients. Ces alternatives, parfois un peu plus coûteuses, restent intéressantes sur le plan nutritionnel.


Les solutions maison : simple, rapide et bien meilleure composition

Pour les personnes souhaitant une solution vraiment saine, les pâtes maison constituent l’option la plus simple. Contrairement à ce que l’on imagine, elles se préparent en quelques minutes.

Une pâte brisée maison nécessite seulement de la farine, du beurre, de l’eau et du sel. La préparation dure moins de cinq minutes et ne demande aucune compétence particulière. La pâte à pizza, quant à elle, ne demande pas plus de dix minutes de préparation, puis une heure de repos pour lever.

Ces recettes permettent un contrôle total sur les ingrédients : choix de farine locale, ajout d’huile d’olive de qualité, absence totale d’additifs et de sucre, sel dosé selon les besoins. Elles s’intègrent parfaitement dans une alimentation équilibrée et contribuent à réduire la consommation de produits ultra-transformés.


Comment lire une étiquette pour éviter les pièges ?

Pour mieux choisir, il est essentiel de savoir déchiffrer une étiquette. La matière grasse est l’élément clé : l’huile d’olive et le beurre sont les meilleures options. Les additifs tels que les épaississants, les émulsifiants ou les texturants sont souvent un signe de produit trop transformé. Le gluten ajouté et le sucre doivent être évités. Enfin, la provenance de la farine est un indicateur de qualité et d’impact environnemental.


Impact environnemental : un critère souvent oublié

La question écologique est rarement abordée dans les guides alimentaires, mais elle mérite d’être intégrée dans le choix des pâtes. Les farines importées ont un impact carbone important et ne favorisent pas les circuits courts. L’huile de palme pose des questions éthiques liées à la déforestation. Une pâte produite localement, avec une farine française, est non seulement de meilleure composition, mais aussi de moindre impact sur l’environnement.


Check-list ultra simple à garder pour les courses

Pour choisir une pâte saine, il suffit de se souvenir de quelques règles : peu d’ingrédients, une matière grasse de qualité, zéro sucre ajouté, zéro huile de palme, pas de gluten ajouté, une farine locale et très peu d’additifs.


Comment équilibrer un repas à base de pâte à pizza ?

Même lorsque la pâte est bien choisie, elle reste riche en glucides. Pour équilibrer un repas, il est conseillé d’ajouter une portion de légumes, de limiter les fromages très gras et d’opter pour des garnitures simples et maison. Une salade verte ou des légumes grillés augmentent la valeur nutritionnelle du repas et améliorent la satiété.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles Récents